Médecine

LAROUVIÈRE (Jean).

 

Nouveau système des eaux minérales de forges, où l’on découvre par plusieurs expériences quelle est la nature de ces eaux, & à quelles maladies elles conviennent.

Avec plusieurs observations de personnes qui ont été guéries par leur usage.

 

A Paris, chez Laurent d’Houry, 1699.

 

Un volume in-12 (10 x 16,7 cm.) de (12 ff.) – 251(1) pages ; basane fauve mouchetée, dos à nerfs orné, roulette dorée sur les coupes, tranches mouchetées (reliure de l’époque).

Accroc sur la coiffe inférieure avec petite fente sur un mors ; épidermures ; traces de mouillures sur les deux feuillets blancs.

 

Après avoir étudié les effets des eaux de Forges sur divers malades ainsi que sur lui-même, le médecin Larouvière devint Intendant des eaux de Forges.

La ville thermale de Forges-les-Eaux (Pays de Bray en Seine-maritime), accueillit le roi Louis XIII, la reine Anne d’Autriche et la cardinal Richelieu en 1633. Réputée pour ses eaux ferrugineuses dont on disait qu’elles soignaient l’anémie et la stérilité, la reine qui ne parvenait pas à donner d’héritier au royaume, décide de venir profiter des bienfaits des sources. Cette cure eut un effet bénéfique sur la santé des célèbres curistes puisque quelques années plus tard, Anne d’Autriche mit au monde Louis XIV.

La renommée des eaux s’en accrut considérablement, et elles eurent bientôt la réputation de guérir toute espèce de maladies. L’élite de la France s’y rendit en foule. Au dix-huitième siècle, la vogue des eaux de Forges n’est pas moins grande. Le duc de Saint-Simon, l’auteur des Mémoires, y va en 1707. En 1724, Voltaire, encore souffrant des suites de la petite vérole, pendant les deux mois qu’il y passa, corrigea sa tragédie de Marianne, composa un nouveau chant de la Henriade, et conçut l’idée de la comédie de l’Indiscret, en considérant le spectacle qu’il avait sous les yeux. Plusieurs princesses de la famille royale devinrent mères après les avoir fréquentées.

 

Bel exemplaire de l’édition originale, illustré de trois planches hors-texte.

 

Vendu

WHYTT (Robert).



« The first important English treatis on neurology after Willis » (Garrison n°4841)



Les vapeurs et maladies nerveuses, hypocondriaques, ou hystériques ; reconnues & traitées dans les deux sexes. On y a joint :

  • Une exposition anatomique des nerfs, avec figures, par M. Alexandre Monro.

  • L’extrait des principaux ouvrages sur la nature & les causes des maladies nerveuses.

  • Des conseils sur le régime & la conduite qu’on doit observer pour se préserver, tant de l’attaque que des retours de ces maladies.

Ouvrages revus & publiés par M. Lebègue de Presle, Docteur-Régent de la Faculté de Médecine de Paris, Censeur Royal.


A Paris, chez Vincent, rue Saint Séverin, 1767.


Deux volumes in-12 (10,3 x 17cm.) de : XL – 582 pp. + XI – 578 pp. ; basane fauve marbrée, dos à nerfs ornés, tranches rouges (reliure de l’époque).

Complet.

Dos en mauvais état : accrocs avec pertes de cuir, notamment sur les coiffes, 4 mors fendillés ; épidermures ; coupes & coins frottés.


Bon exemplaire de la première édition de la traduction française de cet important ouvrage de neurologie du XVIII° siècle.


Vendu

CHIRAC (Pierre).

 

La chirurgie est la partie opérative de la médecine, laquelle tous les autheurs ont divisés en cinq parties, sçavoir dans les thumeurs, playes, ulcères, fractures et dislocations.

Par Monsieur Chirac, fait à Montpellier, le tresième aoust 1714, par moy, Lamarque.

 

Montpellier, 1714. Un volume in-4 (20 x 27 cm.) de 308 pages (erreurs de pagination, sans manques), vélin ivoire de l’époque (salissures).

Écriture à l’encre brune, parfaitement lisible.

 

Dessins d’oiseaux sur le premier contreplat et le dernier feuillet blanc, recettes médicinales manuscrites sur le premier feuillet blanc, texte manuscrit, dans un encadrement à la sanguine. Nombreuses annotations manuscrites datées 1756 / 1760 sur les contreplats et le dernier feuillet blanc.

 

La dernière partie concerne l’obstétrique (« Parties de la génération des femmes » – 36 pages).

 

Provenance : Lamarque & Jean Damestoy chirurgien à Dacotz (?) (inscription manuscrite sur le second plat, il doit s’agir, peut-être, d’Acotz, quartier de commune de Saint-Jean-de-Luz dans le Pays Basque).

 

Rare et très beau manuscrit de médecine du premier tiers du XVIII° siècle, parfaitement conservé dans son vélin d’origine. Il a été rédigé par Mr. Lamarque, un étudiant en médecine de l’université de Montpellier qui suivait les cours de Pierre Chirac, premier médecin du roi.

 

Vendu

JULLIOT (Balthazar).

 

Dictionnaire interprète de matière médicale, et de ce qui y a rapport ; contenant l’explication des termes arabes, grecs & latins ; des abréviations ; des caractères, ainsi que des opérations de chimie & de pharmacie ; avec des observations de théorie & de pratique sur ces sciences, & sur l’histoire naturelle.

Ensemble une courte description anatomique des parties du corps humain.

Ouvrage utile à ceux qui se destinent à l’étude ou à l’exercice de quelqu’un des objets de Médecine.

 

A Paris, chez Lacombe, Libraire, Quai de Conti, 1768.

 

Deux parties en un volume fort in-12 (10,5 x 17 cm.) de XVI – 439 pp. + (2ff.) – 441(1) pp. – (1f.) ; basane fauve marbrée, dos à nerfs ornés, tranches marbrées (reliure de l’époque).

Coiffes absentes ; premier plat légèrement gondolé avec des accrocs sur les bords ; fente sur les mors supérieurs ; quelques traces de mouillure angulaire, sans gravité ; trois coins repliés (cf. photo).

 

Bon exemplaire de cet ouvrage rare, renfermant notamment, de nombreuses descriptions de plantes, et d’intéressantes prescriptions médicamenteuses du XVIII° siècle.

 

Vendu

LOUIS (Antoine).

 

Dictionnaire de chirurgie, communiqué à l’Encyclopédie par M. Louis, secrétaire perpétuel de l’Académie Royale de Chirurgie, professeur royal de physiologie (…).

Extrait et rédigé par M.P.F. Docteur en Médecine & membre de plusieurs Académies.

 

A Paris, chez Saillant & Nyon, Libraires, 1772.

 

Deux volumes in-12 (12 x 18,5 cm.) de (4ff.) – 540 pp. + (2ff.) – 526 pp. – (2ff.) ; basane fauve marbrée, dos à nerfs ornés, tranches rouges (reliure de l’époque).

Accroc, sans gravité, sur une coiffe et sur le premier plat du T2 ; travail de ver dans la marge supérieure de 30 feuillets dans le T2, cf. photo ; trace de pliure sur quelques coins.

 

Les articles de chirurgie de l’Encyclopédie rédigés par Antoine Louis (1723-1792) furent réimprimés dans ce dictionnaire en 1772.

 

Bel exemplaire de l’édition originale, illustrée de 6 planches repliées à la fin du tome II.

 

Vendu

[PÉRAS (Jacques)].

 

Dictionnaire anatomique, latin-françois.

 

A Paris, chez Jacques Rollin, Libraire, Quay des Augustins, à Saint Athanase, & au Palmier, 1753.

 

Un volume in-12 (10,3 x 16,8 cm.) de (1f.) – IV – 463(1) pp. – (1f.) ; veau fauve marbré, filet à froid sur les plats, dos à nerfs orné, roulette dorée sur les coupes, tranches rouges, étiquette de bibliothèque en queue de dos (reliure de l’époque).

Accroc sur la coiffe supérieure ; travail de ver dans les marges intérieures des 50 premiers feuillets, cf. photos.

 

Bel exemplaire de cet ouvrage extrêmement rare.

 

Vendu

[MONTUCLA (Jean-Étienne) & MORISOT-DESLANDES (Pierre-Joseph)].

 

Recueil de pièces concernant l’inoculation de la petite vérole, & propres à en prouver la sécurité & l’utilité.

 

A Paris, chez Desaint & Saillant, Vincent, 1756.

 

Un volume in-12 (10 x 16,8 cm.) de XI(1) – 335 pages ; basane fauve marbrée, dos à nerfs orné, pièces de titre en maroquin vieux rouge, tranches marbrées (reliure de l’époque).

Accroc sur la coiffe supérieure ; épidermures et salissures sur le premier plat ; trace de mouillure marginale sur les cinq premiers feuillets liminaires.

 

« Au XVIII° siècle, la variole était une maladie universelle. Suivant la virulence de l’épidémie, elle tuait entre une personne sur vingt et une sur sept, principalement des enfants en bas âge. L’inoculation variolique reposait sur un principe simple : comme on n’attrape la variole qu’une seule fois, autant l’avoir en bonne santé, bien préparé, lorsque l’épidémie est bénigne. Introduite en Angleterre dès les années 1720, l’inoculation demeure presque inconnue en France jusqu’en 1754 (…) ».

« (…) L’inoculation variolique provoqua l’une des plus grandes controverses du XVIII° siècle français de par sa longueur (commençant en 1754, elle ne fut jamais vraiment tranchée) et de par le nombre des publications : des pamphlets, des traités médicaux, des ouvrages de philosophie, de casuistique ou de mathématique, des traités d’éducation, des histoires de cas, des poèmes et des articles dans tous les journaux politiques et littéraires de l’époque. L’inoculation était aussi un sujet de conversation dans les salons, les cafés et les promenades publiques (…) ». (la médecine et le « tribunal public » au XVIII° siècle – Jean-Baptiste Fressoz).

 

Bon exemplaire de cette très rare édition originale.

 

Vendu

CHAULIAC (Guy de).

 

La grande chirurgie de Maistre Guy de Chauliac, médecin de l’université de Montpellier.

Traduite nouvellement en françois, & enrichie de plusieurs remarques, tant de théorie que de pratique, en forme de commentaire.

Par Maistre Simon Mingelousaulx, Médecin Iuré de la ville de Bourdeaux.

Première édition.

 

A Bourdeaux, chez Jacques Mongiron Millanges, Pierre du Cocq, Simon Boé, sans date [1672].

 

Trois parties en un volume fort in-8 (11,5 x 19 cm.) de (20ff.) – 460 pp. + 760 pp. + 175 pp. ; basane brune, dos à nerfs orné, tranches mouchetées (reliure de l’époque).

Quelques accrocs, notamment sur les coiffes ; épidermures ; ors ternis ; quelques taches et feuillets roussis, notamment sur trois feuillets (cf. photo) ; il manque deux feuillets dans le traité des plaies.

 

Bon exemplaire, dans sa condition d’origine, de cette très rare impression bordelaise de médecine du XVII° siècle.

 

Vendu